Piégé au pays des songes

La paralysie du sommeil, qu’est-ce donc ?

A l’occasion d’une sieste bien méritée, je suis souvent confronté à ce que l’on appelle la paralysie du sommeil. C’est un état de semi-conscience, durant lequel le cerveau est presque réveillé, et le corps complètement endormi.
C’est plus précisément le moment pendant lequel le cerveau bascule du sommeil paradoxal (le sommeil des rêves) à la phase de réveil. En temps normal, ce changement d’état est quasi instantané, mais peut durer jusqu’à quelques minutes en cas de forte fatigue ou de modification récente du rythme de sommeil.
Le dormeur se sent alors réveillé, et envisage donc de bouger. Seulement, le corps ne l’entend pas de cette oreille et refuse au cerveau la reprise du contrôle sur les muscles moteurs (bras et jambes essentiellement). Du point de vue de l’évolution, c’est là un mécanisme de protection des plus efficace, puisque vous protégeant durant la phase de sommeil paradoxal de réellement vous enfuir de votre lit en courant, ou de vous cogner tout seul en agitant vos bras. Cette protection est d’ailleurs inhibée chez les somnambules, mais c’est là un tout autre sujet.
Cette perte de contrôle est souvent anxiogène, et peut facilement conduire la personne sujette à la paralysie du sommeil à une situation de panique . Et pour couronner le tout, les hallucinations sont monnaie courante de la paralysie du sommeil. Le cerveau étant dans une phase de transition, un rêve (qui n’est ni plus ni moins qu’une hallucination de tous les sens en même temps) peut commencer, et accentuer ainsi l’état de panique du dormeur.
Pour ma part, j’ai eu assez peu d’hallucinations dans ces cas là, et elles étaient pour la plupart auditives. Chez moi, le visuel, et le kinesthésique viennent après l’ouïe dans ma phase de rêve.

Comment s’en sortir ?

Au fil des siestes, je me suis rendu compte que beaucoup de muscles n’était que partiellement immobilisés, voire pas du tout pour certains. Les orteils, les doigts peuvent partiellement bouger, les paupières aussi. La langue par contre est totalement libre. J’en suis donc arrivé grâce à un simple stimulus à ordonner à mon cerveau de se réveiller complètement. Comment ? En me chatouillant le palais avec la langue !
Cette sensation m’est tellement désagréable que je reprend le contrôle presque instantanément, et trouve ainsi la force de basculer sur le dos et amorcer mon réveil sereinement.
Donc si cette situation vous arrive, voici quelques conseils :

  • Ne surtout pas paniquer, et évitez d’ouvrir les yeux si vous craignez vos hallucinations.
  • Reprenez votre souffle et détendez-vous le plus possible.
  • Identifier vos muscles qui veulent bien vous obéir, et faites-les bouger.
  • Infligez-vous un stimulus peu agréable, ou soyez malins et mettez un réveil pour contrôler votre sieste.
  • Et en prévention, gardez un rythme de sommeil stable, levez-vous et couchez-vous aux mêmes horaires, vous serez moins fatigués et n’aurez pas besoin de faire de sieste !

Prenez soin de vous !
Obsydyen, votre serviteur qui aimerait bien dormir quelques heures de plus chaque nuit.